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30/09/2009

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23:37 Publié dans EBOOK | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

FESTBLOG

28 septembre 2009

Festiblog (Compte-rendu)

Oui, déjà !

Note00010_festiblog2


Bon bah voilà, je crois que je n'ai rien a ajouter ^_^

Prochaine dédicace :
17 octobre Auchan La Défense (toute la journée)

Posté par yllya à 21:53 - 5-BD - Blablabla [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Les images de ce blog ne sont pas libres de droits©Yllya

24 septembre 2009

Festiblog

Note00009_festiblog
Comme promis dans ma note précédente, voilà de quoi vous permettre de me reconnaitre en dehors des heures officielles. Si vous avez un doute, je vous rappelle qu'il y aura forcement un chinois pas loin de moi (attention : sa tenue a lui n'a rien de définitif !)


Sinon je rappelle une dernière fois :

dédicace officielle Dimanche de 13h à 16h.

Mais je serai aussi présente samedi après midi, non officiellement, mais dispo pour gribouiller quand même.

Je dédicacerai vos feuilles, carnets, albums de Marie-Lune, livres VDM et
même votre artbook CFSL si vous avez la chance d'en posséder un un ^_^
Je vous rappelle aussi qu'on aura des badges à 1 euros les 2.

Et surtout : si vous voulez un dessin, venez le demander ! Je sais, ce n'est pas facile quand on est timide...Mais, si ça peut vous rassurer, dites-vous qu'on sera 2 et si ça peut vous convaincre dites-vous qu'on est rarement aussi disponible ;)

Voilà, j'espere que vous serez nombreux au rendez-vous !

Posté par yllya à 16:59 - 3-Newz - Blablabla [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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22 septembre 2009

is THAT my voice ?

Note00007_miaaaar
Me voilà de retour !
Tout d'abord je tiens à m'excuser platement auprès de tous les nancéens,
mais sachez qu'à choisir j'aurai préféré venir.

Ensuite un point sur mon état de santé : je vais mieux, mais j'ai toujours très mal à la gorge (balancez vos remèdes de grand-mère dans les commentaires...)

Enfin, je vous rappelle que je dédicacerai au festiblog Dimanche 27 de 13h à 16h. En plus de vos carnets, feuilles et albums de Marie-Lune je dédicacerai aussi le dernier né de la collection VDM :

(on clique !)
VDM_illustree_mini

Auquel je suis très heureuse et fière d'avoir participé ! D'abord parce que ça fait toujours plaisir de se retrouver avec tous ces grands noms, et ensuite parce que, vous l'aurez remarqué, je suis très très rarement pressentie pour participer aux projets collectifs...donc profitez-en ^_^

Enfin je rappelle que je serai aussi présente non officiellement le samedi (donc inutile de me chercher dans le planning, n'est ce pas miss fricadelle ;)) mais je serai tout a fait dispo pour vous faire un dessin si vous me trouvez (ce sera pas difficile...je vous donnerai plus de détails dans la prochaine up !)

Voilà, ça fait beaucoup de blabla désolée ^_^"



Posté par yllya à 15:11 - 5-BD - Blablabla [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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18 septembre 2009

Pas de chance...

yllyaMalade
Voilà, comme Yllya (notez le lien hypertexte à son propre blog, c'est à dire ici-même. Si ça c'est pas de la mise en abîme :D) parle pas mal de nos chattes, je me suis dit que ce serait rigolo de coller au ton.

Par contre c'est vraiment pas drôle pour tous ses fans nancéens pour ce weekend.

La Festiblog et la SNCF ont mis en place un concours en 3 questions qui permettra à 4 privilégiés de se voir offrir leur billet de train et de rejoindre les auteurs pour le repas VIP du samedi soir. Pour jouer, c’est par ici : http://www.sncf.com/#/CH0007/BR0797/

Posté par saboten à 22:47 - 3-Newz - Blablabla [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 septembre 2009

Aïe...

Note00006_requin
Rendez a Nancy au Livre sur la place Samedi 19 et Dimanche 20.

et au Festiblog le Dimanche 27 de 13h à 16h (mais j'y serai aussi avant, après et même le samedi non officiellement ^_^)

La Festiblog et la SNCF ont mis en place un concours en 3 questions qui permettra à 4 privilégiés de se voir offrir leur billet de train et de rejoindre les auteurs pour le repas VIP du samedi soir. Pour jouer, c’est par ici : http://www.sncf.com/#/CH0007/BR0797/

Posté par yllya à 13:56 - 5-BD - Blablabla [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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13 septembre 2009

Dedicace

Une petite dédicace que j'ai faite samedi pour Laetitia ma belle-sœur préférée :

Note00005_dedicace

Prochaine dédicace : samedi 19 et dimanche 20 au Livre sur la place à Nancy. N'hésitez pas à venir me voir entre vos dédicaces de Laurel et Boulet (en plus moi, j'aurai moins de monde ;p)

Sinon je dédicacerai au festiblog Dimanche 27 de 13h à 16h (ça se sont les heures officielles, mais j'y serai aussi avant, après et même le samedi )

Posté par yllya à 11:38 - 3-Newz - Blablabla [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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09 septembre 2009

chat chat chat

Note00004_snif

Dédicace toujours à la Fnac Val d'europe ce samedi à partir de 14h30 !

Posté par yllya à 22:11 - 5-BD - Blablabla [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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07 septembre 2009

Fugue en poulpe majeur

Note00003_poulpes

Dédicace à la Fnac de Val d'europe Samedi 12 septembre a partir de 14h30 !

Posté par yllya à 23:55 - 4-Illustrations - Blablabla [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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03 septembre 2009

Entrechats

Note00002_chattes1
Pour ceux qui n'auraient pas remarqué la phrase défilante en haut du blog, je serai en dedicace samedi et dimanche au festival Roche'fort en bulles (à Rochefort en charente maritime donc ^_^)

Posté par yllya à 22:56 - 5-BD - Blablabla [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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31 août 2009

Evolution

Note00001_retour

Voilà le blog à 5 ans ! Mais il est passé où tout ce temps ?
Enfin bref, ça méritait au moins une petite refonte de blog pour la peine !
Allez, c'est parti pour une sixième année !

Posté par yllya à 00:52 - 3-Newz - Blablabla [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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ACTUA LITTE

logo actualité

vignette Je le ferai pour toi, Thierry Cohen
Deux relations entre père à fils, pas toujours évidentes, quatre vies à briser...


actualité

vignette Hatier s'appuie sur Jouve pour ses manuels numériques
Deux premiers exemplaires, en Histoire Géo et Mathématiques

 

vignette Le Crédit Suisse rachète 25 % de Santillana à Prisa
Et d'autres ventes seront probablement annoncées sous peu...

 

vignette Le 1er octobre, 800 nouveautés sortiront en Angleterre
Le super jeudi est en route...

 

vignette Je lis facile : patch, cardio ou UV, la lecture révolutionnée
Et la campagne de buzz terrifiante autour d'un acteur mystère...

 

vignette Un éditeur allemand renvoyé des États-Unis
Trois petites heures à la frontière et puis s'en vont

 

vignette Aucun chantage auprès des auteurs, dément Barnes & Noble
Dressez l'oreille, on pourrait retrouver la même information dans quelques semaines ailleurs...

 

vignette Sony ouvre sa boutique à des éditeurs et auteurs indépendants
Smashwords et Authors Solutions, sourient de toutes leurs dents...

 

vignette Maison des poètes : après le 11 septembre, New York revit
Manhattan s'offre une nouvelle bâtisse dédiée aux créateurs.

 

vignette Apple : 2 milliards de téléchargements d'applications, Jobs aime
Et les utilisateurs aussi, selon lui.

 

vignette Révision du Patriot Act, moins intrusif dans la vie privée
I Want You For...

 

vignette Viau, Oeuvres, Stances (XXIX)
Chaque jour, ActuaLitté.com vous offre un extrait littéraire puisé dans les ressources incommensurables de la merveilleuse littérature française.

 

vignette Cambriolage chez Léo Scheer : le manuscrit de Delarue... intact
Évidemment, il ne s'en trouvait pas dans les locaux...

 

vignette À la recherche de l'interface entre monde littéraire et jeux vidéo
Where is Brian ? In the kitchen ?

 

vignette Je le ferai pour toi, Thierry Cohen : du père au fils
Chacun sa croix : pour certain, c'est la filiation tout simplement.

 

vignette AppStore : Shortcovers passe en version 2.0 pour iPhone
En français, ça donnerait quelque chose du genre Courte-verture ?

 

vignette Les directives sur le suicide assisté irritent Pratchet
Qui sort un nouveau livre prochainement. Enfin on l'interroge pour autre chose...

 

vignette Le Prix Italia 2009 de la fiction radiophonique attribué à Farben
Réalisée par Mathieu Bertholet et Marguerite Gateau, cette œuvre revient sur la vie de la première chimiste allemande.

 

vignette Nicolas Sarkozy, l'homme de tous les mots de la rentrée ?
Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau c'est la faute à Rousseau...

 

vignette Gallica offre de nouvelles possibilités de partage de documents
Il est désormais possible d’insérer un texte ou une image venant du site sur son propre blog.

 

vignette PrintFlux apporte du nouveau pour l'impression de livres à la demande
Destinées aux professionnels, ces solutions accélèrent le processus.

 

vignette Microsoft reader en version Windows Mobile 6.0 et 6.1
Une nouvelle version à télécharger pour le logiciel de lecture sur ordinateur et PDA de Microsoft

 

vignette BoDoï vous livre ses coups de coeur BD
Une sélection d'une quinzaine de titres qui ont fait vibrer la rédaction de BoDoï

 

vignette Amin Maalouf estime le monde arabe en 'régression'
L'écrivain a livré sa vision du monde arabe, à Madrid, lors de la présentation de

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LA CROIX - BIBLIOTHEQUE NUMERIQUE EUROPENNE

Où en est Europeana, la bibliothèque numérique europeenne ?



Le site de la bibliothèque numérique européenne, encore à l’état de prototype, n’exclut pas de travailler avec Google

Alternative européenne à Google Livres, Europeana a été malheureusement un peu oubliée en raison d’un lancement chaotique. Mise en ligne le 20 novembre dernier, Europeana.eu était presque aussitôt inaccessible, victime de son succès (10 millions d’internautes s’y étaient connectés la première heure !) et de capacités d’accueil trop restreintes.

« Depuis, nous avons doublé le nombre de nos serveurs », assure Jonathan Purday, responsable de la communication de la bibliothèque européenne, qui refuse toutefois de donner les chiffres de la fréquentation actuelle. « Ce n’est encore qu’un prototype. La version définitive sera lancée en juillet 2010. »

Un prototype qui offre d’ores et déjà un accès virtuel à 4,6 millions de livres, cartes, tableaux, archives audiovisuelles provenant de tout le continent. « L’objectif des 10 millions de documents en 2010 sera sans doute atteint », avance prudemment Jonathan Purday. Au regard des 2,5 milliards de livres et de périodiques reliés comptabilisés en 2001 à travers les bibliothèques de l’Union, c’est peu.

Restent des obstacles financiers

Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l’information et des médias, s’en est inquiétée à la fin du mois d’août : « 5 % seulement de tous les livres numérisés de l’UE sont disponibles sur Europeana. Je remarque aussi que presque la moitié des œuvres numérisées proviennent d’un seul pays, tandis que la contribution des autres pays de l’Union reste beaucoup trop faible. »

Selon les chiffres de la Commission, 47 % des documents viennent de France (INA, BNF), 15 % d’Allemagne, les autres États membres étant à moins de 10 %. « Chaque pays est responsable de la numérisation de ses documents, explique le porte-parole d’Europeana. Le problème est que beaucoup d’États n’ont pas d’organisme national et centralisé, comme c’est le cas en France. Mais beaucoup font des efforts dans ce sens. »

Restent aussi des obstacles financiers. Le budget d’Europeana pour la période 2009-2011 est de 7,75 millions d’euros, financé à 80 % par l’Europe. Jusqu’en 2013, la Commission pourra continuer à apporter un soutien à hauteur de 9 millions d’euros. En complément, « nous utilisons tout un réseau de partenaires européens qui contribuent bénévolement à la construction d’Europeana », souligne Jonathan Purday.

"Il est possible que nous travaillions avec Google"

Et Google ? « Nous ne sommes pas concurrents, mais complémentaires. Ils ont un programme de numérisation que nous n’avons pas, et nous intégrons des documents qu’ils n’ont pas : journaux, cartes postales, etc. Il est donc possible que nous travaillions avec Google, ainsi qu’avec d’autres partenaires privés, comme Wikipedia Allemagne. Mais les discussions n’ont pas encore débuté. »

À l’instar du projet du géant américain, l’autre limite au développement du portail européen est liée aux ouvrages orphelins et soumis aux droits d’auteur. « C’est aux institutions nationales de régler ce problème », argue le responsable de la communication d’Europeana.

« Une coopération plus approfondie sera nécessaire pour adapter à l’âge du numérique le cadre juridique européen en matière de droits d’auteur », a fait valoir Viviane Reding. Afin de trouver des solutions à ces problèmes, la Commission a lancé une consultation publique sur l’avenir d’Europeana et sur la numérisation des livres qui prendra fin le 15 novembre 2009.
Stéphane DREYFUS

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SALLY SAPIRO

Sally Shapiro
Votre avis : 6/6

Entrevue - 28/09/09 de Sally Shapiro

interviews
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Un mois après la sortie de My Guilty Pleasure, magic rpm a tenté d'approcher la farouche princesse de l'Italo-disco made in 2009, accompagnée de son musicien-producteur-coach musical Johan Agerbjörn. Malgré sa réserve notoire, celle que l'on appellera Sally à défaut de connaître son vrai nom, nous livre ici quelques secrets de fabrication du nouvel album. Et nous avoue que deux ans après le premier disque du duo, faire de la musique est enfin devenu un plaisir... [Interview Catherine Guesde].


magic rpm :
Sally Shapiro, c'est un pseudonyme pour la mystérieuse demoiselle qui chante, ou c'est le nom du projet ?
Sally : Les deux. Au début, je voulais me trouver un pseudonyme, et je voulais faire comme dans les années 80, où les groupes de disco avaient des noms faits d'un prénom et d'un nom de famille. Mais maintenant, je pense que c'est plutôt le nom du projet. C'est un peu les deux en fait.

Donc on peut vous appeler Sally ?
Sally : Oui !

Et ce pseudonyme... On insiste généralement sur votre timidité, mais le fait d'adopter un autre nom peut aussi avoir une justification artistique. C'est le cas, pour vous ?
Sally : Les deux, encore une fois (rires). Il y a cette référence aux groupes des années 80 (Valerie Dore, par exemple). Mais Sally Shapiro, c'est un peu moi aussi, ou plutôt, c'est mon côté romantique, et c'est aussi la part romantique de Johan.

Le mystère autour du groupe, ça fait partie d'une certaine esthétique ?
Sally : Au départ, il s'agissait de raisons personnelles. Tout d'un coup, avec Disco Romance, les gens ont voulu connaître plein de choses à mon sujet, et je ne m'étais pas du tout préparée à ça. Le fait de se cacher derrière un pseudonyme est venu naturellement, comme une protection. Puis on a vu que ça créait du mystère, ce qui n'était pas le but au départ. Et en fait, l'anonymat est plutôt confortable.

Ça vous donne plus de liberté, de pouvoir vous cacher derrière un pseudonyme ?
Sally : Oui, d'une certaine façon ça nous permet d'exprimer des choses qu'on ne montrerait pas aussi facilement, comme par exemple notre côté romantique. Ça permet d'échapper un peu au jugement des gens, qui ne se diront pas que c'est moi qui suis comme ça, mais que c'est Sally Shapiro.

My Guilty Pleasure est un titre intrigant : quel est ce plaisir dont il est question, et pourquoi serait-il "coupable" ?
Johan : On a souvent lu que les gens qui écoutent de la disco considèrent que c'est leur petit "plaisir coupable". Pour nous aussi, dans certaines situations, c'est notre plaisir coupable. Le disco n'est pas ce qu'il y a de plus branché : c'est sentimental, c'est doux, ce n'est pas un truc de gros durs... A l'opposé d'un groupe comme Justice par exemple. Ce n'est pas de la musique cool.

Comment avez-vous travaillé sur ce disque ?
Sally : D'habitude, Johan arrive avec une idée de chanson, il joue un peu ce qu'il a composé, et puis je lui dis ce que j'aime, ce que je voudrais changer, et il adapte en fonction de mes remarques. Puis Johan s'occupe de la production. En ce qui concerne les textes, c'est moi qui les écris, ou alors on les écrit ensemble. En fin de compte, c'est moi qui les chante...

Et vous vous reconnaissez dans ces textes ?
Sally : Oui, la musique est inspirée des sentiments de Johan ou des miens. Parfois, on invente des histoires qui servent de prétexte pour exprimer ces sentiments qui, eux, n'ont rien de fictif. Certaines histoires sont vraies, aussi.

Et au niveau des arrangements ?
Johan : J'utilise aussi bien des synthétiseurs hardware que des instruments virtuels sur mon ordinateur. Je travaille d'abord avec sur le piano, sur des sons. J'ai pas mal travaillé avec Roger Gunnarsson, qui m'a aidé pour Love In July, et Miracle

Vous avez fait une reprise de Dying In Africa de Nicolas Makelberge. Pourquoi avoir choisi ce titre en particulier ?
Sally : On aime tous les deux beaucoup ce morceau. Je trouve qu'il exprime très bien le sentiment d'un amour perdu ; on se dit que quelque part dans le monde, il y a des gens qui ont une vie bien plus difficile que la nôtre.
Johan : On a mis du temps à aimer cette chanson, mais maintenant on l'adore.

Vous auriez pu l'écrire ?
Johan : C'est le genre de morceau qu'on aurait pu ou voulu écrire. Mais le son de Nicolas Makelberge est différent du nôtre.

Est-ce que vous avez l'impression d'avoir progressé dans votre façon de faire de la musique ?
Johan : La production s'est développée. Au début on voulait un son qui ressemble à celui des années 80, mais comme notre son était assez actuel, on s'est dit que ce n'était pas la peine de faire semblant d'être dans les eighties. La production est peut-être plus nette aussi, plus "propre". Les morceaux sont plus courts, plus pop.

Et est-ce que Sally se sent plus à l'aise pour chanter, notamment lors de l'enregistrement en studio ?
Sally : Oui. Avant, Johan devait vraiment me convaincre d'entrer dans le studio pour enregistrer. Maintenant, je trouve ça plus facile, et ça m'amuse même d'enregistrer des morceaux. J'y prends beaucoup plus de plaisir qu'avant, et j'ai plus confiance en moi.

Comment en êtes-vous venus à la musique ? Et qu'est-ce qui vous a décidés à y consacrer plus de temps ?
Johan : J'ai pris des cours de piano quand j'étais petit, ça a duré dix ans. J'ai aussi chanté dans des chorales, donc j'ai grandi entouré de musique. J'ai commencé à m'intéresser à l'électro vers 14 ans. Je me suis acheté un clavier et je me suis mis à faire de la musique moi-même.
Sally : J'ai également pris des cours de piano, et j'ai chanté dans une chorale. Et puis en Suède, on est encouragé très tôt à suivre une formation musicale.

Ce serait une explication de la profusion de bons groupes de pop en Suède ?
Sally : Oui, ça pourrait être une des raisons. Parce que tout le monde apprend à jouer d'un instrument très tôt, et du coup presque tout le monde est dans un groupe de musique avec des amis.

Dans votre musique, il y a à la fois quelque chose d'un peu intime et sentimental, et en même temps ça reste du disco. Du coup, on se demande comment il faut écouter Sally Shapiro : plutôt chez soi, ou en boîte pour danser ?
Sally : Plutôt tout seul chez toi. Mais dans un deuxième temps on peut aussi danser dessus.
Johan : C'est une bonne question, parce qu'on a la réputation d'être un duo disco. Mais en fait, peu de nos morceaux sont faits pour la piste de danse. L'autre soir, à la release party de My Guilty Pleasure, j'ai mis  Miracle et Save Your Love. Mais sur une grande partie des titres, il faut attendre une minute avant d'entendre les percussions, ou alors il y a des pauses sans batterie. Quand je me risque à passer ces titres en soirée, je sens bien que l'énergie retombe. Et puis j'ai grandi en écoutant de la disco chez moi ; j'étais dans une petite ville où il y a peu de bonnes boîtes de nuit. Donc j'envisage ma musique comme quelque chose qui s'écoute à la maison, mais bien sûr on peut la mettre dans des clubs aussi.

Faire de la disco en 2009, est-ce que ça implique de faire des va-et-vient savants entre le passé et le présent ?
Johan : Aujourd'hui, on est très nostalgiques des années 80. Avant, des groupes comme Modern Talking ou Mylène Farmer étaient dans le top 10, ils faisaient partie de ce que tout le monde écoutait. Maintenant, la musique disco connaît un nouveau succès, mais dans le domaine de la musique indépendante. Ça s'adresse à un cercle plus confidentiel, à des gens qui sont vraiment fans de musique et qui suivent l'actualité d'un certain milieu. Du coup, ça se ressent au niveau des moyens de production de la musique. En même temps, toute la technologie est bien moins chère, et on peut faire de la musique chez soi. Donc le changement d'époque a des effets directs à ce niveau-là. En ce qui concerne le son, sur notre premier single, I'll Be By Your Side, on a essayé de faire un son très eighties. Mais maintenant, ça ne me préoccupe plus trop. On fait juste la musique qu'on a envie de faire.

Dans plusieurs groupes suédois, on a l'impression qu'il y a une mélancolie assez douce et discrète. Est-ce que vous avez l'impression que la "mélancolie scandinave" existe, et si oui, en quoi est-ce que ça influence votre musique ?
Johan : Oui, il y a quelque chose de ce genre. Ça s'entend surtout sur le folk en provenance de Scandinavie. Donc il doit y avoir une sorte d'héritage culturel. On doit subir cette influence, mais de manière tout à fait inconsciente, parce qu'on n'écoute pas trop de folk. Mais dans l'Italo-disco il y a aussi de la mélancolie, donc ce n'est pas purement scandinave.

Donc on ne peut pas parler de swedish-disco ?
Johan : Le revival de l'Italo-disco concerne en effet surtout le nord de l'Europe : la Norvège, la Suède, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Mais je ne parlerais pas de swedish-disco : on est bien trop mondialisés pour ça...

Si vous n'aviez pas fait de la musique, que pensez-vous que vous auriez fait ?
Johan : Je fais d'autres choses aussi. Je fais des études de psychologie. Et puis Sally et moi nous avons des engagements politiques, du côté de l'écologie.

Toujours pas de projet de concert ?
Sally : Non, je ne crois pas. Je n'ai pas envie de chanter devant des gens, je ne pense pas que le résultat serait bon. Et puis je ne pense pas que la vie de tournée me plairait. Si j'avais vraiment envie de voyager et de faire une tournée, je pense que je pourrais surmonter ma timidité, mais ce n'est pas le cas.
Johan : Pas de projet de tournée. En revanche, on va enregistrer un morceau avec Anoraak. On l'a connu grâce à notre titre Anorak Christmas, pour lequel il nous a contactés. Il l'a remixé, et puis comme il a aimé travailler avec la voix de Sally, on va faire un morceau ensemble. On aime bien ce qu'il fait.

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MILLFEUILLES- Livres de Jacques Attali

Level 26 et l'hyperlivre de Jacques Attali : vers une nouvelle forme de lecture ?

Posté par Madeleine le 28.09.09 à 16:26 | tags : web, news
Quel est le point commun entre Jacques Attali et le réalisateur des Experts? Alors qu'on parle beaucoup de la numérisation des livres en ce moment, deux ouvrages expérimentent une forme de lecture hybride, qui associe pages imprimées et virtuelles: le digi-livre pour Anthony E.Zuiker, ou hyperlivre pour Jacques Attali.

Le polar interactif Level 26 devrait pulvériser les barrières de l'édition classique. Co-écrit par le romancier et scénariste du crime Duane Swierczynski et l'éditeur-bloggeur Anthony E.Zuiker (réalisateur de la célèbre série américaine CSI, Les Experts chez nous), le premier tome de la saga noire est sorti le 8 septembre dernier aux Etats-Unis. Level 26 se présente comme une « cyberpasserelle » entre le texte, le web et la vidéo. Le concept ? L'association d'un film et d'une communauté web autour d'une saga de polars. « Lisez, regardez, connectez-vous, communiquez », lance l'éditeur sur son site. Level 26 : Dark Origins inaugure l'ère du roman multimédia. Le site associé propose des contenus postés par l'auteur, des pages de profils de lecteurs et des plans vidéos inédits de tournage. Les trois tomes de Level 26 raconteront l'affrontement de Sqweegel, criminel hors pair aux dons surnaturels, et de l'agent du FBI Steve Dark.

Le concept est aussi ingénieux que risqué. Car si l'idée d' "embellir le roman" par l'image semble excellente, l'inconvénient redouté reste celui de devoir interrompre sa lecture toutes les 10 ou 20 pages pour aller voir le clip vidéo... Le fait qu'il s'agisse d'un roman à suspense ne peut qu'accentuer cette crainte de perdre le fil de la lecture. Astucieux, le livre peut cependant être lu indépendamment des vidéos, celles-ci ayant pour seul but de compléter la lecture et non pas de la remplacer. Du coup, le projet retrouve son intérêt. On peut même espérer que ce nouveau type de livre calqué sur le modèle du web 3.0 intéressera les plus réfractaires à la lecture... Zuiker reconnaît d'ailleurs que le but est "d'impliquer la génération YouTube qui ne lit pas vraiment".

En effet, à voir la bande-annonce du livre, Level 26 ressemble davantage à une nouvelle série du type Les Experts ou 24 heures chrono qu'à un roman:

 

Dans un autre genre, Jacques Attali a fait parler de lui avec son hyperlivre, Le sens des choses, paru début septembre chez Robert Laffont. Le sens des choses se compose d'une série de réflexions développées par des personnalités telles que Nathalie Kosciuzko-Morizet, Erik Orsenna ou Simone Veil. Hyperlivre : dit comme ça, le mot impressionne. Il s'agit en fait de proposer au lecteur des vidéos, des fichiers sons ou des documents qui complètent sa lecture. La grande révolution, c'est que les contenus de l'hyperlivre sont accessibles grâce aux flashcodes imprimés sur les pages. Il suffit donc de posséder un téléphone mobile compatible à la technologie (26 % d'entre eux pour l'instant), qui photographie les codes barres et télécharge les contenus. Sur le site Internet, une série de vidéos en explique le fonctionnement en détails et en

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29/09/2009

ACTUALITES

Le Seuil : Du 6e au périph, symboliquement, c'est épouvantable

L’information n’a pas spécialement ému la presse la semaine passée, mais l’annonce officielle du déménagement des dix-sept maisons de La Martinière groupe présage la fin d’une ère. Pour les non-adeptes du milieu germanopratin, passer de la rue Jacob dans le VIe au fin fond du XIVe ne représentera qu’un déplacement d’environ 5 km. Plutôt bien évalué, d’ailleurs. Cependant, le mal est bien plus profond. « Sur le trottoir d’en face, c’est Montrouge », commente, presque avec effroi, un éditeur du groupe qui, comme d’autres intervenants au fil de cet article, optera pour l’anonymat. Or, comment donc ? Un endroit horrible, que celui de Montrouge ? Un coupe-gorge si effroyable ? Pourtant, Bayard y a bien installé ses nouveaux quartiers… Alors qu’a-t-il de si terrifiant ce XIVe arrondissement ?


La vérité… pourrait amuser l’esprit taquin et l’iconoclaste exulterait. Mais du côté des maisons concernées par ce déménagement, on rit jaune. Quand on arrive à en rire. « Certains disaient que même Jeambar [NdR : le directeur de Seuil] n’accepterait jamais de partir. Mais même lui a dû se faire une raison. » Au point que chez des éditeurs extérieurs au groupe, on entend presque les soupirs à pierre fendre des confrères. « Ils doivent être au bord du suicide », ironise un indépendant.

Quitter le quartier des éditeurs, que l’on soit rue Christine ou ailleurs, c’est une déchirure. Parce que l’on s’éloigne du cœur historique de l’édition parigo-parisienne et que l’on fraye désormais presque avec la plèbe. « Une nouvelle déprimante, oui, mais pas une surprise. Depuis le printemps dernier, on sait que le départ est envisagé. » Il faut prendre la réalité économique en jeu : qui peut s’offrir 17 adresses dans le VIe ? Un luxe, certes, qui empêchait également un travail efficace entre les maisons. Puis est venu ce plan social : on demanda qu’il coure jusqu’au déménagement, pour que chacun puisse effectuer son choix en connaissance de cause. Impossible, rétorqua la direction : ne sachant pas si les tractations immobilières se concluraient rapidement, on ne prend pas le risque de faire s’éterniser le plan social.

Partir, c’est mourir un peu. Mais pour certains, Le Seuil a commencé de mourir en 2005, en perdant son indépendance. Alors, partir un peu plus… « Quitter le 27, rue Jacob, symboliquement, c'est très lourd. S'installer sur le périph, symboliquement, c'est épouvantable », nous confie-t-on. D’autres sont critiques, allant jusqu’à parler d’éditeurs qui n’assurent que six ouvrages par an, ou ne passaient au bureau que pour quelques coups de fil personnels. Certains petits doigts que nous avons laissé traîner dans les couloirs rapportent aussi une hiérarchie lourde, « opaque » qu’impose La Martinière, voire des blocages qui circonscrivent toute marge de manœuvre, même pour des actions les plus anodines… Et qu’il serait bon de pouvoir débloquer. Cela ne manquera pas de rappeler aux maisons appartenant à Hachette, à quel point leur propriétaire est omniprésent, tant pour des services numériques qu’on lui paye que pour finalement à peu près tout et n’importe quoi…

Pour certains auteurs, familiers de ces visites dans les locaux, c’est une pincée de nostalgie qui les assaille – les auteurs sont de petits êtres sensibles, fragiles et délicats. « On croisait telle ou tel, on les saluait, parfois sans vraiment se souvenir, mais c’est dans ces murs que l’on a pu les croiser. C’est la fin d’une époque, le début d’une autre. Je n’y attache pas particulièrement d’importance, la pierre reste la pierre, mais enfin, personne n’y est indifférent j’imagine. » Les plus amers nous parlent de « perte d’identité », de « choc symptomatique de ce qui ruine l’édition française ». « Les maisons s’effacent aujourd’hui devant les sociétés qu’elles sont ! La firme a dépassé son produit, qu’elle regarde de loin », précise un autre. « L'on continue à parler de "maisons" par habitude, et, inconsciemment, pour perpétuer l'image d'un noble artisanat. Mais la réalité est tout autre. »

On comprendra aisément que les êtres qui se sont attachés à leur environnement perdent un peu pied : « Le périph ! Non, mais vous vous rendez compte de ce que cela signifie ? Il ne s’agit pas du tout de jouer aux petits snobs ni de gémir sur le prestige du quartier. Bien sûr que l’on doit économiser de l’argent et se comporter en groupe, c’est le cas pour toute société. Ce qui compte dans tout cela, c’est le symbole. La meurtrissure que La Martinière inflige aux maisons qui ont historiquement occupé ce VIe. Personnellement, je pars la mort dans l’âme, sans exagération ! »

Marc Villemain, auteur au Seuil, livre un point de vue particulièrement censé sur cette question : « On pourra aussi penser que l'essentiel n'est pas là. Et qu'un livre demeure un livre, où que soit basé son éditeur. Ce serait assez juste. Mais lorsqu'on connaît un peu l'histoire de l'édition en France, l'on ne peut être insensible aux logiques qui prévalent aujourd'hui, et qui n'ont qu'un rapport extrêmement lointain avec la littérature. Tout comme on ne peut être insensible au fait que les vitrines des maisons d'édition se rapprochent toujours davantage de celles des grands magasins. Les symboles sont une chose, il ne faut y accorder qu'une importance relative ; ce qui est important en revanche, décisif, c'est ce qu'ils charrient et signifient. »

Alors pour rester dans le symbole, on se demande en interne si les personnes qui comptent ne déserteront pas le site de Montrouge. Risquent de manquer en effet dans ces nouveaux locaux « ceux qui sont le cœur du métier, ceux qui animent les esprits, discutent des idées, nous font rêver, nous dynamisent : les auteurs et les éditeurs. Ils se rencontreront entre eux dans Paris, ils travailleront chez eux et ne viendront qu'en cas de nécessité absolue. Pour ceux qui seront dans l'obligation d'être présents absolument dans les locaux de Montrouge, oui, cela risque d'être déprimant. »

Si l’on reste, chez Seuil, fier de ce que l’on a appris à faire, à la manière ancienne, celle d’avant le rachat, que l’on est aussi fier de ses livres, mais… (Il y a toujours un ‘mais’…) « Si l'on nous donne les moyens de continuer de travailler dans l'excellence des métiers, alors, tout n'est pas perdu, si l'on nous soutient dans nos efforts, alors, pourquoi pas se remotiver ? Pour l'instant, hélas, cela ne se profile pas bien. Nous doutons fortement de la capacité de nos dirigeants à rebondir après ce plan social qui nous a tous laissés exsangues. »

Nous laisserons le mot de la fin à l’une des personnes qui aura eu la sympathie d’accepter notre intrusion dans son expérience, et qui nous l’aura fait partager sans questions : « L'âme de la maison a le souffle court, la longue maladie symbolique – et il faut insister sur ce mot, certains par ici le méprisent – qu'elle se traîne depuis 2004 a nécrosé nos rouages et nos liens, toute notre énergie se concentre sur le colmatage permanent des dysfonctionnements, 5 ans de colmatage c'est long. La mort à la vie longue. »

La mort a la vie longue… Et comme la vie, certaines autres maisons redoutent que le mal ne soit contagieux… Évidemment, ces considérations passeront – et à raison probablement – bien au-dessus de la tête de certains : que faire des angoisses germanopratines et de leur nombril ? Eh bien, peut-être une once de solidarité et de compréhension ne ferait de mal à personne dans cette histoire.

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LES ACTUALITES

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vignette Le bateau-citerne, Willem Elsschot
Se voir offrir un bateau-citerne, à quelques semaines de la Guerre mondiale... voilà qui est étrange.

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vignette L'école en numérique de Chatel : un grand plan pour 2010
ENORME !

vignette Bonnes ventes de livres en août : personne n'a de doutes
C'était vraiment pour la rime, ce petit proverbe...

vignette Les auteurs pris à la gorge de leur blog par Barnes & Noble
Tentative fumeuse de ressembler... à Amazon ?

vignette Le guide de Noël pour Athées : Richard Dawkins revient...
Et il n'est pas tout seul à croquer dans la dinde

vignette Le logiciel Wattpad désormais ouvert à l'ePub pour mobiles
Un format de plus et des milliers d'acteurs supplémentaires...

vignette Rowling contrainte de se créer un compte sur Twitter
Mais ne va pas se faire violence pour l'utiliser...

vignette Le grand déménagement traumatique de La Martinière groupe
Fallait pas m'quitter, tu vois... Il est beau le résultat...

vignette DSLibris supporte les ebooks en ePub sur la Nintendo DS
Belle avancée, mais vraiment indispensable ?

vignette Orthographe : le projet Voltaire appliqué à 30 IUT de France
Réapprendre le français, une solution vitale ?

vignette Voiture, Pour vos beaux yeux auteurs de mon trépas
Chaque jour, ActuaLitté.com vous offre un extrait littéraire puisé dans les ressources incommensurables de la merveilleuse littérature française.

vignette BiblioLab : l'expérimentation du web et des TIC pour bibliothécaires
Entrez, c'est gratuit et bourré de petits choses très utiles.

vignette Prix décembre 2009 : même pas froid aux yeux !
Au moins la liste est-elle quelque peu diversifiée...

vignette Email ouvert et chanté à Lily Allen, sur le piratage de musique
Oups, I did it again...

vignette Fonctionnaires : les prisons préservées, les ministères trinquent
Et l'enseignement est entre deux eaux.

vignette Charles Perrault en latin ravit les enchères à Moyaux

vignette Piratage, contrefaçon, échange : repenser le droit d'auteur
Et si Google books nous amenait à une réflexion nouvelle. Nous y forçait ?

vignette Le bateau-citerne, Willem Elsschot : ça (dé) coule de source
Enfin... presque... on aurait dû se méfier...

vignette WiFi et gestion des emails sur le lecteur ebook DreamBook
Enfin le matériel se perfectionne

vignette Des bibliothèques ouvertes à tous, avec un Starbucks
Pour une pause café entre deux emprunts de documents

vignette Lord Byron parle de poux, de sa maîtresse et ses rivaux
Des enchères porteuses de révélations !

vignette La société des écrivains britanniques contre la baisse des à-valoirs
La SoA prépare la contre-attaque

vignette Gares et démons, légendes japonaises sur iPhone
Une application GPS pour ne pas égarer ses yokai

vignette Waterstone va ouvrir une grande librairie sur Oxford Street
L'ouverture est prévue juste avant les fêtes de fin d'années

vignette La semaine scolaire de quatre jours et clearstream
Un point commun : l'acharnement etc...

Pour ne plus

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28/09/2009

UN REPORTAGE SURLE VIN

Un livre Un vin : Un Passe-muraille au château Gachon

Comme tous les samedis, nous vous régalons de notre chronique Un livre Un vin, en partenariat avec notre caviste L’oenolimit. Chaque semaine, nous redécouvrons un ouvrage passé au crible d’un mariage inédit avec un vin sélectionné spécialement pour les liens tissés entre l’œuvre de l’esprit et celle de la vigne. Aujourd'hui, c'est Nous étions des passe-muraille de Jean-Noël Sciarini qui est à l'honneur.

Mais aujourd’hui, le caviste est facétieux : « Le château du jour, je l’ai choisi un peu comme l’on découvre le titre d’un livre et qu’on se précipite à la caisse sans même lire la quatrième de couverture. C’est pourquoi j’ai choisi Gachon. » Un sentiment d’inaccomplissement, d’inabouti, comme une adolescence gâchée justement, ou perdue.


Mais au-delà de ce coup de cœur pour le vocable, ce vin fut un véritable coup de cœur, de l’avis même du caviste. En le découvrant, c’est sa robe sombre et grenat qui a retenu l’attention : comme un premier amour dont on découvre les mystères, le vin avance voilé, presque secret. Il ne s’offre pas au premier coup d’œil. Mais au nez… c’est le grand amour.

Tout comme Jean, il sera chaleureux, puissant, dense ; semblable à Sarah, il offre une fraîcheur de fruits, une espièglerie peut-être. Et comme leur couple de jeunes adolescents, Gachon présente un équilibre entre la rondeur et les tanins, comme le couple s’étourdit avec Pessoa et Bowie… Un amour qui sera séparé, par Sarah qui compte redécouvrir une ville, Berlin, qu’elle a quittée.

À sa manière, Gachon incarne une rupture. Placé sur les montagnes de Saint Emilion qui séparent les grands crus classés et les prestigieux Pomerol, au sud-est, des plus petites appellations, comme Lussac ou Puisseguin, Gachon est un endroit de séparation, un lieu qui marque une distance. Comme ce mur abattu de Berlin qui pourtant finit par se dresser entre Jean et Sarah.


Pourquoi alors le choix de 2006 ? Pour la jeunesse et la fraîcheur : on n’est pas sérieux quand on a 17 ans, mais on ne peut l’être définitivement plus quand on est un millésime si jeune. Et pourtant, le vin passe en cuve de béton durant une année et 30 % du vin en barrique de six mois. Son acidité sera soutenue par une année récente, créant ce bouillonnement qui agite nos amoureux : pour ce vin, lui-même appartenant à Montagne Saint Emilion, le mélange peut être explosif entre les 70 % de Merlot, 20 % de Cabernet et 10 % de Cabernet Sauvignon.

Et si la force, presque violente des premières notes nous emporte, sa finale rejoindra le texte de Jean-Noël Sciarini, fraîche et agréable. Nous laissons ces enfants sur une note de joie, tout doucement, un peut comme le Gachon disparaît progressivement dans notre palais. En espérant qu’il marque tout aussi longuement que le roman nous avait emportés…

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ACTUALITES DU NUMERIQUE

u livre numérique: le coup de gueule

Au moment où je décide de publier un sondage sur le juste prix d’un livre numérique, voilà-t-il pas que je tombe sur cet article paru sur le blog de ePaper France relayé par Actualitte.com et qui tombe juste à point. Je ne peux qu’abonder dans le sens de l’auteur et soutenir ardemment son coup de gueule sur le prix des livres électroniques. Il y a quelque chose qui cloche, du non-sens et tout ça manque vraiment de logique.

Pour vous mettre en appétit voici un extrait de l’article:

Crédit: actualitte.com

Crédit: actualitte.com

TVA mise à part, on peut penser que les coûts de fabrication sont moindres : pas d’imprimeur à payer (papier, encre, travail de l’imprimeur), pas commission du diffuseur, du distributeur. La logistique, non nulle, est aussi bien réduite : l’aspect dématérialisé évite le transport des camions et le temps passé à livrer, puis stocker/ranger pour les libraires. Pas de pertes non plus sur le nombres d’exemplaires à éditer. Une partie de la presse pourrait également recevoir une version électronique, plutôt qu’un exemplaire papier qui nécessite coût du livre et expédition postale.

Par ailleurs, avec l’achat d’un livre papier, on devient “propriétaire” de son exemplaire. On peut le prêter, le revendre (pour pouvoir lire à nouveau à moindre frais par exemple), ce qui n’est pas le cas de l’ebook. Cet argument ne justifierait-il pas à lui seul, un prix inférieur à la version papier ?

LIRE L’ARTICLE AU COMPLET

Suite à vos nombreuses réactions sur twitter, je publie pour mémoire, la répartition des coûts d’un livre papier sous forme d’un graphisme simple (source: syndicat national du livre). Vous constaterez que la grosse part du gâteau va à la distribution. Pas besoin d’être un grand gestionnaire pour calculer le coût dans la distribution sur une plateforme numérique: pas de transport, pas de gestion de stock, pas de gestion d’invendus, etc…faîtes le calcul vous-mêmes.

prix_du_livre

Premières assises internationales du livre électronique

Image 2À l’heure où certains États américains prennent la décision de délaisser les manuels scolaires au profit des livres et du papier électroniques, l’Université du Québec à Montréal accueillera, les 30 septembre et 1er octobre, le premier salon professionnel au Canada à explorer la question de cette transition dans le secteur de l’édition comme dans celui de la presse, de l’affichage ou du cellulaire/portable et des médias, en compagnie de spécialistes universitaires et de professionnels. L’événement, qui aura lieu au foyer de la salle Marie-Gérin-Lajoie du pavillon Judith-Jasmin (J-M400), 405, rue Sainte-Catherine Est, est organisé par la société EPC@partners, dont le fondateur, Éric Le Ray, est chercheur associé au Laboratoire de communautique appliquée de l’UQAM.

Ce salon professionnel sera présenté sous forme de kiosques, de tables rondes et de conférences individuelles. Les organisations ou sociétés qui souhaitent devenir partenaires de l’événement peuvent le faire. Un grand nombre de partenaires sont déjà inscrits au salon où ils présenteront leurs produits ou leurs services et rencontreront les visiteurs. La révolution de la numérisation, des supports interactifs, du papier et du livre électronique sera mise à la portée des participants.

Voici quelques-uns des partenaires déjà impliqués : la Chaire en droit de la sécurité et des affaires électroniques de l’Université de Montréal, la Chaire UNESCO-BELL en communication et développement international à l’UQAM, la Corporation des bibliothécaires du Québec, De Marque, l’ANEL, Druide, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Les Presses de l’Université du Québec, les PUM et les PUL, Lien multimédia, Rue Frontenac (CSN), Telbec, Transmédia-Transcontinental, Xerox.

Archambault montrera son nouveau site internet JeLis.ca qui apparaît déjà, au moment de son lancement, comme le principal site Internet francophone d’Amérique du Nord avec ses 20 000 titres en ligne, et 50 000 prévus pour la fin de l’année. Sony présentera ses nouveaux lecteurs PRS 300 et PRS 600, Bookeen fera connaître son lecteur Opus alors que Nemoptic parlera de son prochain lecteur Sylen à cristaux liquides.

Prix remis pendant le salon
À l’occasion du salon, pour encourager l’innovation, seront remis, suite à un sondage parmi les visiteurs, trois prix de l’innovation :

  • un prix du meilleur lecteur électronique intelligent;
  • un prix du meilleur logiciel;
  • un prix de la société qui offre la meilleure solution numérique intelligente pour l’industrie de la presse, de l’édition et des médias.

POUR CONSULTER LE PROGRAMME

Des BD numériques bientôt en ligne

v-10575Ave!Comics proposera trés bientôt une boutique de bandes dessinées en ligne avec un catalogue de titres importants. Pour le moment, seuls quelques privilégiés ont accès à une partie du catalogue. La boutique en ligne devrait ouvrir dans les semaines à venir au grand public qui aura la possibilité de télécharger, entre autres, des titres, des Humanoïdes Associés. Les titres dont le téléchargement ne nécessitera pas de logiciels particulier, devraient se vendre entre 0,79 euros et 6,99 euros. En outre, certains d’entre eux seront adaptés pour une lecture sur iPhone.

Les éditeurs devraient prendre davantage de risques

Cathie

Après avoir essuyé plusieurs refus auprès d’éditeurs “traditionnels”, Cathie Fidler, auteur de Un rêve de table rouge, a eu plus de chance auprès d’un éditeur de livres numériques. Elle nous raconte dans le cadre de notre série « J’ai publié en numérique » son expérience et nous livre quelques unes de ses réflexions sur l’édition électronique et son application au quotidien.

Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes votre parcours d’auteur et les œuvres majeures que vous avez publiées jusqu’à présent ?

J’ai commencé à écrire tardivement, en tout cas en français, car mes premiers essais se sont faits en anglais. Je n’ai donc pas de « parcours » d’auteur, j’ai commencé à près de soixante ans avec un récit à deux voix que j’ai naïvement envoyé à de nombreux éditeurs ‘traditionnels’, pour recevoir la lettre de refus tout aussi traditionnelle à chaque fois. Naturellement cela ne m’a pas fait très plaisir, mais j’ai continué à écrire…

J’aimerais que l’on parle de votre première expérience en tant qu’auteur qui a été directement publié au format numérique . D’abord, quelle est l’œuvre que vous avez publiée et pour quelle maison d’édition

images-20 (Lire la suite…)

“J’ai publié en numérique” : le témoignage de Katy Gawelik

images-21Docteur en droit, auteur de travaux universitaires, Katy Gawelik a publié de nombreux ouvrages inédits directement en numérique. Auteur spécialisé dans les livres de développement personnel, elle nous explique pourquoi elle a choisi l’édition électronique.


J’ai déjà publié de nombreux livres au format numérique (dont 3 Aliments Pour Garder La Forme Et La Ligne, Pas Une Minute à Perdre Pour Bien Dormir, La Carotte, la Tomate et leurs Amis
Vous aiment et Vous le prouvent tous les jours, Soyez Le Pilote de Votre Vie, Soyez Payé Pour Consommer Et Vous Amuser, Les Seuls Vrais Moyens De Vous constituer Un Réseau De Relations Efficace, Mes Astuces pour Combattre le Mal-être, Battez-vous contre Vos Peurs, etc). Je suis d’ailleurs essentiellement publiée par l’éditeur d’ebooks Katisa Editions

J’avoue qu’au début, c’était pour une question de coût. Démarrant juste ma carrière d’auteur spécialisée dans le développement personnel, le bien-être et l’écologie, je me suis vite rendue compte que ce mode d’édition était moins coûteux et plus accessible que l’édition papier traditionnelle. Mais, au fil du temps, j’ai vite constaté que le « moindre coût » n’était pas le premier intérêt de l’édition numérique. En effet, au fur et à mesure de mes publications, j’ai remarqué que mes ebooks étaient facilement accessibles (à condition d’en faire la promotion) et qu’ils touchaient un grand nombre de personnes, divers et varié, français ou étranger. C’est plaisant de voir que l’on peut être lu à l’autre bout du monde. Or, je ne suis pas persuadée qu’en édition traditionnelle (à condition d’être éditée !), j’aurai obtenu les mêmes résultats.

D’ailleurs, je suis persuadée que l’édition numérique va continuer à se développer, d’autant plus que sont mis sur le marché des e-readers, des appareils qui permettent de lire de façon plus confortable les ebooks, et qui donnent l’impression aux lecteurs, nostalgiques du livre traditionnel, de lire un livre papier.

Leçon de lecture sur mobile avec Pe Soft

images-18Spécialisée dans la conception et la création d’application pour appareil mobile sous iPhone, Pe Soft propose également un catalogue de livres numériques disponibles dans l’AppStore

Dans son catalogue exclusivement en français, vous y trouverez des livres classiques comme La Guerre des Mondes, Le Rouge et le Noir ou encore Sherlock Holmes, des livres classiques illustrés comme 20.000 lieux sous les mers de Jules Vernes et des livres plus actuels (santé, thriller, romance). Les livres sont vendus entre 0,79 euros et 2,39 euros.

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Pe Soft a particulièrement bien réussi l’interface de son moteur de lecture, reproduisant même des effets graphique et sonore des pages tournées, ce qui rend l’expérience de lecture sur mobile des plus agréables.

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Leezam: la maison d’édition de demain est née

images-9C’est sans conteste mon véritable coup de coeur depuis la création de ce blog sur l’actualité de l’édition numérique et son application au quotidien. Leezam – une jeune maison d’édition qui publie directement les auteurs en numérique – vient de lancer une collection de livre numérique, à lire sur son Iphone ou sur un Sony Reader, comme on regarderait des épisodes de séries télévisés.

Le concept est intéressant à plus d’un titre. D’abord, le site de Leezam est relativement bien fait : graphisme soigné, explications simples et efficaces, navigation intuitive. Du très bon travail.

Leezam vient de lancer la collection Leezam séries en mai avec un premier roman à suspens intitulé La Toile. L’intrigue débute à Londres avec une prise d’otages dont la révélation se fait sur les réseaux sociaux et en particulier sur Facebook. En même temps, au Japon, un homme accusé à tort de meurtre se jette du haut d’une falaise. Chaque semaine, 2 épisodes de 30 minutes de lecture chacun sont disponibles en téléchargement pour tous les supports. Vous pouvez en effet lire depuis votre ordinateur, ou téléchargez les épisodes sur votre Sony Reader ou mieux encore sur votre iPhone grâce à l’application gratuite.

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Leezam préfigure à mon sens ce que seront vraiment les maisons d’édition de demain: publier directement des ouvrages inédits de façon tout à fait légale qui pourront être lus sur tous supports à des prix compétitifs.

Le droit d’auteur est-il un frein à l’innovation (numérique) ?

Publié dans Opinions par numerikbook sur le 22 juillet 2009
Tags: , , , , ,

J’ai sélectionné pour vous une entrevue qui ne se cantonne pas uniquement à l’univers de l’édition numérique mais de l’innovation technologique et de la problématique des droits d’auteur. La loi Hadopi en France fait couler beaucoup d’encre virtuelle et relance le débat sur le téléchargement illégal et la protection des droits d’auteur. Personnellement, je suis contre le téléchargement illégal, le piratage d’oeuvres musicales et littéraires sous quelque forme que ce soit mais je refuse qu’une loi vienne d’une certaine manière surveiller mes faits et gestes sur Internet.

Alors le droit d’auteur, peut-il être un frein à l’innovation ? La question a été clairement posée à Fabrice Rochelandet, maître de conférence en économie à l’Université de Paris 1. Il fait la distinction entre le droit des auteurs et considére qu’il ne sera jamais un frein au progrès et le droit patrimonial, celui que défendent ardemment les grosses majors qui ont peur de perdre leur suprématie financière, qui lui risque de poser des problèmes.  C’est un peu technique tout ça mais cela vaut la peine d’être écouté.

Entretien réalisé par Ghislaine Azémard suite à la conférence de Fabrice Rochelandet, dans le cadre Rencontres Médias du master Création et Édition numériques  de l’Université Paris 8

Top 5 des journaux numériques sur mon iPhone

PhotoInrocksJe vous propose dans cette chronique en image, le Top 5 de mes lectures de journaux sur mon iPhone. Depuis quelques temps, je me suis fixé comme objectif d’éliminer le papier de mon quotidien (je vous prépare un dossier complet à ce sujet). Pour 2 raisons : à l’heure où l’on parle beaucoup de préserver (Lire la suite…)

Comment ça marche avec ePagine

Publié dans Comment ça marche par numerikbook sur le 16 juillet 2009
Tags: , , , ,

Régulièrement, nous vous proposerons des petits reportages en image sur l’utilisation pratique du livre numérique.

Voici en image, une premier sujet sur le téléchargement de livres numériques à partir du site ePagine, qui a développé un concept au service des éditeurs et des librairies.

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27/09/2009

ACTUALITES

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vignette Le vote électronique à l'université, un texte polémique
Cette proposition de loi vise à relever le nombre de votants dans les élections universitaires

 

vignette Un coffret 4 DVD Planète Bleue pour novembre
Plongez au coeur des mystères de l'océan

 

vignette Le Notepod un bloc-notes iPhone
L'iPhone version papier avec lignes droites et stylo

 

vignette Un pique-nique contre la 'casse de l'école publique'
Les manifestants se sont réunis sur des airs de jazz manouche pour protester contre la politique sur l'école publique

 

vignette Déguiser son chien en Fluffy (Harry Potter), Spoke ou Link
Quelques idées de costumes canins pour Halloween

 

vignette Des livres pour cacher vos trésors dans la bibliothèque
Un lot de six livres factices designer par Peleg Design

 

vignette La barre d'outils Google s'enrichit des commentaires
Il sera désormais possible de déposer des commentaires sur chaque page Internet.

 

vignette Rue des Promenades vous invite à découvrir ses sorties automnales
Deux nouvelles publications pointent le bout de leur nez…

 

vignette Des minis poêles pour faire des crêpes Dragon Ball Z
À votre avis combien faut-il de minis crêpes pour rassasier Son Goku ?

 

vignette L'écrivaine québécoise Nelly Arcan est décédée
La thèse d'un suicide est envisagée

 

vignette Un collège interdit les vêtements Lonsdale
Sur le motif que des groupes de skins et de néo-nazi s'en servent comme signe de reconnaissance

 

vignette Jean-Pierre Blanche s'expose à Aix-en-Provence
Vous pourrez découvrir ou redécouvrir l’artiste au sein de la galerie Alain Paire.

 

vignette Violence scolaire : les profs traités comme des chiens ?
Le prof aboie, la caravane passe...

 

vignette Première prise en main du DR800 d'iRex : alors ?
Et une date pour la F

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EDUCNET

ecture sur écran

Série "Lectures numériques" : 1/3

manuel numérique

Lecture sur écran, lecture sur papier, quelles différences ? Comment procède le cerveau ? Quel impact sur l'intelligence et la culture ?

Ce dossier documentaire explore le sujet sous plusieurs angles et confronte divers points de vue.
Ses objectifs sont les suivants :
- comparer lecture sur écran et lecture sur papier, en montrant les avantages des hypertextes mais aussi leurs inconvénients ;
- rappeler quelques principes d'ergonomie (lisibilité, accessibilité) ;
- expliquer pourquoi et comment lire sur écran influe sur les processus cognitifs (attention, compréhension et mémorisation) ;
- souligner l'intérêt pédagogique de ce type de lecture et présenter quelques exemples d'usages en français ;
- peser le pour et le contre dans le procès souvent fait à Internet et aux nouveaux médias ;
- montrer le nouveau rapport au livre des natifs du numérique et "dessiner" le profil des lecteurs de livres électroniques.
Le dossier se réfère à des travaux de recherche en France et à l'étranger et livre divers points de vue (inspection générale, enseignants, ergonomes, historiens, neuroscientifiques, philosophes, sociologues...). Une bibliographie-webographie permet d'approfondir le sujet.

Il est sûr que lire la même œuvre dans une édition imprimée ou sur l’écran n’est pas lire le même livre (Roger Chartier).
La lecture sur écran sollicite davantage notre cerveau (Thierry Baccino). Face à un contenu multimédia, la vitesse de lecture chuterait de 25%.

Série "Lectures numériques" : 3 dossiers complémentaires
1. Lecture sur écran - 2. Manuel numérique - 3. Livre électronique

Ce dossier a été réalisé en septembre 2009  (dernière mise en ligne : 21/09/2009)
Contact : Centre de documentation de la SDTICE

[Voir tout]

QUOI DE NEUF ?

Nouveaux modes de lecture

Processus cognitifs

Aspects pédagogiques

Natifs du numérique

Procès d'Internet et des nouveaux médias

Lecture de livres électroniques

Bibliographie - Webographie


Date de publication : 15/09/2009 15:10

 

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26/09/2009

0 1 M E N - NEWS LETTERS

HIGH TECH AUTOMOBILE LOISIRS STYLE DE VIE
DIAPORAMA
JFK inédit
Les éditions de La Martinière publient un très beau livre sur John Fitzgerald Kennedy, avec de nombreux documents et photos, rares ou inédits. En voici un aperçu en images.
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De la besace colorée en toile de camion recyclée à la sacoche en cuir, en passant par les housses pour mini-PC portables, voici des sacs qui sauront maintenir votre ordinateur à l’abri des chocs.
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> tous les styles de vie
POKER
Comment retrouver sa confiance
Etre capable de regagner son assurance après une séquence difficile est tout aussi important que savoir gérer son fonds de roulement.
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SÉLECTION
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La Compil Top 100
Retrouvez le meilleur des logiciels parus cette année avec une édition « spéciale rentrée » comportant de l’éducatif, des jeux, et de plus de 100 logiciels Photos et vidéos !
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ACTU AUTO
Ford Focus BEV Concept
Ford se lance à son tour à l'assaut du marché des véhicules électriques avec sa Focus BEV, présentée pour l'heure sous forme de concept. Cette compacte est animée par un moteur de 100 kW, soit 136 ch, alimenté par des batteries lithium-ion de 23 kW.
III Lire la suite
> toute l'automobile
ET TOUJOURS
« Sons of Anarchy », la nouvelle série star de M6
Après « Prison Break », M6 mise tout sur la nouvelle série « Sons of Anarchy », centrée sur un groupe de motards bad boys. Rencontre avec son créateur, Kurt Sutter, et avec les comédiens Charlie Hunnam et Katey Sagal.
III Lire la suite
> toute l'actu télé
QUIZ
Jusqu'où iriez-vous par amour ?
III Lire la suite
> tous les quiz
ACTU F1
Renault a retiré sa plainte contre les Piquet
III Lire la suite
> toute l'actu F1
HIGH-TECH
Une souris pour joueurs qui va vraiment, vraiment très vite
III Lire la suite
> toutes les nouveautés
LA COTE DE L'OCCASION
Calculez la valeur d'un véhicule
> Estimez un véhicule
L'ACTUALITÉ
HIGH-TECH
> Résultats et prévisions de RIM déçoivent

> La prévision de CA 2010 de HP sous le consensus

> Les résultats trimestriels et prévisions de RIM jugés décevants

> France Télécom pourrait s'allier à Sunrise en Suisse

> Accusé par le Seuil, Google se défend de contrefaçon

> Nintendo baisse de 20% le prix de la Wii

> Envolée des ventes de la PS3 aux USA après la baisse du prix

> Alcatel dit ne discuter fusion avec aucun grand concurrent

> Numericable lance une offre "triple play" à 19,90 euros

> Mindscape mise sur la baisse du prix de la Wii

> toute l'actualité high-tech
AUTOMOBILE
> Essai BMW 760 Li : les affaires n'attendent pas

> Kia Cee'd restylée : quelques notes de Soul

> Ford Focus BEV Concept : Dans les rues courant 2011...

> Bugatti 16C Galibier Concept : Col hors catégorie

> Skoda Superb Combi : la bonne combine

> Audi R8 Spyder : sous le vent...

> Seat Ibiza Concept IBZ : l'Ibiza à malle

> Ferrari Italia : Forza Italia !

> Aston Martin Rapide : 4 portes vers les sommets

> Trabant nT : Retour conditionné

> toute l'actualité automobile
CINEMA
> Un film sur... la poupée Barbie !

> "Professeur Layton" : la bande-annonce du film

> Journalisme et cinéma sur TCM

> La Mouche (re-)pique Cronenberg !

> Dujardin et Dupontel chez Bertrand Blier

> "Ghost Rider" remonte en selle !

> 1ères séances : la bonne affaire

> Justin Timberlake sur Facebook !

> Andrew Niccol adapte Stephenie Meyer !

> "Highlander" rapide et furieux ?

> toute l'actualité cinéma
Edition du 25 septembre 2009
Grand Prix de Singapour
dimanche à 14 H
> Voir toute l'actualité F1
> Voir toutes les écuries
> Voir tous les circuits

Ski nautique artisanal

Oups !

Salon de l'optique
> tous les "vu sur le web" > toutes nos vidéos
> La pire émission de télé-réalité
> tous les sondages loisirs

Trailer : Percy Jackson
De Chris Columbus.

Clip : Pierre Lapointe
"Je reviendrai"
> toutes les vidéos Loisirs
London River
Hôtel Woodstock
Démineurs
Une affaire de nègres
L'Affaire Farewell
Number One
Le Dernier pour la route
> toutes les sorties


The Offence
Qu'as-tu fait à la guerre, Papa ?
Le Mercenaire
Les Visiteurs d'un autre monde
Je te mangerais
Welcome
Le Missionnaire
> toutes les sorties

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ACTUS DU 19/09 AU 25/09/2009

AcutaLitte news présente :

14 - Stanza, eReader, Bookshelf : quelle application pour iPhone ?
http://www.actualitte.com/actualite/13689-Stanza-eReader-Bookshelf-application-iPhone.htm

13 - L'Opus de Bookeen débarque en Angleterre et USA
http://www.actualitte.com/actualite/13718-Opus-bookeen-entree-marche-americain.htm

12 - Gutenberg : le livre gratuitement en ligne ? Hachette était réticent
http://www.actualitte.com/actualite/13723-Gutenberg-lire-livre-Hachette-reticent.htm

11 - Gutenberg : livre à lire en ligne, mais pas de téléchargement
http://www.actualitte.com/actualite/13687-Gutenberg-livre-lire-ligne-telechargement.htm

10 - Le DR800SG de iRex : tactile, 3G, vrai rival du Kindle DX
http://www.actualitte.com/actualite/13667-DR800SG-iRex-Kindle-rival-tactile.htm

9 - Courrier : La tablette double écran tactile... de Microsoft
http://www.actualitte.com/actualite/13668-Courrier-Microsoft-tablette-ecran-tactile.htm

8 - Test : l'Astak EZ Reader, alors quoi ?
http://www.actualitte.com/actualite/13619-test-Astak-EZ-Reader-ebook.htm

7 - Une recherche directe de livres dans l'interface de Google
http://www.actualitte.com/actualite/13621-recherche-directe-livres-interface-Google.htm

6 - Stanza ne lira pas les ebooks ePub avec DRM Adobe
http://www.actualitte.com/actualite/13624-Stanza-lire-ebooks-ePub-DRM.htm

5 - Les livres en bandes-annonces sur Liwreo
http://www.actualitte.com/actualite/13620-bandes-annonces-livres-liwreo-interview.htm

4 - Onyx Boox : aperçu du lecteur ebook tactile avec WiFi
http://www.actualitte.com/actualite/13642-Onyx-Boox-lecteur-ebook-WiFi.htm

3 - Le tsunami numérique de l'ebook tuera l'âme des écrivains
http://www.actualitte.com/actualite/13585-tsunami-numerique-ebook-ame-ecrivains.htm

2 - Piratage : La Kodansha s'attaque aux scantrads
http://www.actualitte.com/actualite/13535-kodansha-piratage-manga-scantrad-fansub.htm

1 - Espresso Book Machine : 2 millions de livres offerts par Google books
http://www.actualitte.com/actualite/13541-Espresso-Book-Machine-Google-books.htm

Infobourg présente :

A - La Grèce veut offrir des Netbooks à ses collégiens
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=14580&utm_source=BulletinInfobourg&utm_medium=Bulletin&utm_campaign=18_sept_2009

B - Un Kindle dans chaque sac à dos
http://www.infobourg.com/sections/editorial/editorial.php?id=14574&utm_source=BulletinInfobourg&utm_medium=Bulletin&utm_campaign=18_sept_2009

15:33 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

BIBILIOTHEQUE NUMERIQUE

Bibliothèque numérique : le projet de Google retoqué

Alors que le projet de numérisation lancé par le moteur de recherche suscite une polémique croissante des deux côtés de l'Atlantique, le ministère de la Justice américain a invité Google à revoir l'accord passé avec l'édition américaine. Objectif : mieux protéger les droits d'auteur et empêcher la constitution d'un monopole de la distribution de livres en ligne.

Les ambitions de Google avec son projet de bibliothèque numérique universelle rencontrent de plus en plus de résistances. Le 18 septembre dernier, c'est le ministère de la Justice américain qui s'en est mêlé, en adressant ses recommandations au juge qui devait se prononcer, le 7 octobre prochain, sur la validité de l'accord passé l'année dernière par Google avec les syndicats d'auteurs et d'éditeurs américains. Tout en approuvant la démarche de Google, qui redonne une vie numérique à des millions de livres épuisés, le ministère a invité les parties à revoir leur accord afin de mieux respecter le droit d'auteur et les lois anti-trusts. Donnant ainsi raison aux détracteurs en nombre croissant des méthodes du moteur de recherche.

Ce que propose Google

En octobre 2008, l'Association of American Publishers (AAP) et l'Authors Guild avaient accepté de mettre fin aux poursuites judiciaires engagées trois ans plus tôt pour empêcher Google de numériser et de mettre en ligne des extraits d'œuvres protégées par le droit d'auteur sans l'accord préalable des ayants droit. Un obstacle de moins sur la route du géant Internet engagé dans le projet pharaonique de numériser le fond d'une trentaine de bibliothèques dans le monde, dont les deux tiers sur le sol américain (environ dix millions d'ouvrages ont été numérisés à ce jour).

Avec cet accord, les auteurs et les éditeurs acceptaient ce qu'ils refusaient jusqu'alors : « Google pourra continuer à numériser des livres et hors-textes soumis aux copyrights ou droits d'auteurs, à développer une base de données électronique de livres, à vendre des abonnements à ladite base de données à des écoles, sociétés ou autres institutions, à vendre des livres aux utilisateurs et à intégrer des annonces aux pages de présentation de livres. » Pour les livres protégés par le droit d'auteur et encore disponibles en librairie, le moteur de recherche s'est engagé à n'afficher des extraits de l'ouvrage qu'après avoir reçu l'accord explicite des ayants droit (selon le principe de l'opt-in). En revanche, pour les titres encore protégés mais épuisés, il incombe à leurs ayants droit de signaler à Google leur opposition à l'accès en ligne à ces œuvres, s'ils la refusent (principe de l'opt-out). En échange, « Google versera aux détenteurs de droits 63 % des revenus générés par lesdites utilisations, via un registre de droits sur les livres, qui distribuera ces revenus aux détenteurs de droits des livres et hors-textes », et il gardera pour lui les 27 % restants.

Google s'est également engagé à débourser 125 millions de dollars (environ 85 millions d'euros actuellement), dont 45 millions versés aux ayants droit pour éteindre les poursuites judiciaires à son encontre, et 34,5 millions pour mettre sur pied le fameux registre, qui aura entre autres pour mission d'identifier les ayants droit d'œuvres dites « orphelines » (toujours protégées par le droit d'auteur, mais dont les ayants droit ne sont pas connus).

Réactions mitigées

L'accord, qui doit encore être validé par la justice américaine, a suscité contre lui la formation d'une coalition hétérogène : baptisée « Open Book Alliance ». Celle-ci a rassemblé aussi bien des associations de bibliothécaires, des sociétés d'auteurs, des syndicats de petits éditeurs, que l'organisation à but non lucratif Internet Archive pour une bibliothèque universelle en ligne gratuite. Elle accueille même, depuis août dernier, les poids lourds de l'Internet (et concurrents de Google) Yahoo !, Microsoft et Amazon. Tous reprochent à cet accord d'avoir pour résultat d' « organiser un monopole de l'accès, de la distribution et de la fixation des prix de la plus grande banque de données digitale de livres du monde ».

Même effervescence sur le sol européen : alertés par leurs syndicats d'éditeurs, les gouvernements allemand et français, ont marqué leur opposition à un accord qui s'appliquerait aussi aux ayant-droits étrangers des livres présents dans les bibliothèques américaines dont Google numérise le fond. Comme le résumait récemment Emmanuel Hoog, président de l'institut national de l'audiovisuel (INA) : « il n'est pas envisageable que Google récupère aux Etats-Unis un droit d'exploitation exclusif de la production éditoriale mondiale disponible dans les bibliothèques américaines pour 125 millions de dollars. C'est vraiment une somme dérisoire ! » [1] .

Le 24 septembre s'ouvrait d'ailleurs au tribunal de grande instance de Paris, le procès opposant la maison d'édition La Martinière, le Syndicat national de l'édition et la Société des gens de lettres à Google. Les plaignants reprochent au géant internet d'avoir numérisé sans autorisation 100 000 livres français présents dans les bibliothèques américaines et protégés par le droit d'auteur. Une infraction selon eux à la Convention de Berne, le traité international signé à la fin du XIXe siècle qui constitue le fondement de la protection des œuvres, et qui prévoit qu'une autorisation des ayants droit est nécessaire pour toute utilisation. Les avocats des éditeurs français réclament 15 millions d'euros de dommages et intérêts au moteur de recherche ainsi qu'une injonction l'obligeant à stopper son programme de numérisation. Résultat des courses le 18 décembre.

De son côté, la Commission européenne a convoqué en septembre les dirigeants de Google pour qu'ils s'expliquent sur leurs projets. Google a cherché à rassurer sur la tentation qui lui est prêtée d'établir un monopole de la distribution de livres en ligne. Et a lâché du lest sur les livres épuisés : si ceux-ci sont toujours commercialisés en Europe, leur numérisation et leur commercialisation en ligne par Google seront soumises à l'accord préalable des ayants droit. Des concessions assez minces, mais l'Europe, dont le propre projet de bibliothèque numérique Europeana avance au ralenti, n'est pas prête à s'opposer frontalement à Google : « je suis inquiète de constater que 5 % seulement de tous les livres numérisés de l'UE sont disponibles sur Europeana, observait fin août la commissaire européenne responsable de la société de l'information et des médias, Vivian Reding. Cela montre qu'il faudrait peut-être que les Etats membres cessent de se contenter d'envier les progrès réalisés sur d'autres continents et commencent à retrousser leurs manches. Cela montre aussi qu'Europeana, à elle seule, ne suffira pas à accroître la visibilité numérique de l'Europe dans le monde. » Et d'évoquer « les possibilités de coopération entre les secteurs privé et public, et la nécessité de réformer le cadre législatif européen en matière de droits d'auteur, trop fragmenté ».

Déjà au printemps dernier, le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF) Bruno Racine avait envisagé cette hypothèse d'un partenariat avec Google pour numériser son propre fond, dès lors que les questions de droit d'auteur étaient réglées. En août, le directeur adjoint de la BNF indiquait même que les négociations avec Google pourraient aboutir dans les prochains mois. Une position conciliante en rupture totale avec l'opposition farouche du précédent président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, qui voyait dans Google Books une menace pour le pluralisme de la pensée [2] . D'où l'intense polémique qui a agité les milieux culturels à l'annonce de ce revirement, obligeant le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand à préciser qu'« aucune option ne saurait être privilégiée en l'état actuel des réflexions en cours ».

Un accord à renégocier

C'est dans ce contexte que le ministère américain de la Justice a décidé de mettre son grain de sel. Dans ses recommandations adressées le 18 septembre au juge chargé de valider l'accord entre Google et les éditeurs américains, le ministère reconnaît que « l'accord proposé pourrait redonner vie à des millions d'œuvres qui de fait sont inaccessibles au public », mais il invite néanmoins le tribunal à le « rejeter (...) dans sa forme actuelle et à encourager les parties à continuer les négociations » pour qu'elles parviennent à un accord respectant les lois américaines. Les points posant problème selon le ministère de la Justice recoupent les préoccupations des détracteurs de Google Books. Et notamment la question des droits des ayants droit d'œuvres orphelines et des auteurs et éditeurs étrangers, que le principe retenu de l'opt-out ne permet pas de protéger. Le ministère s'émeut également de ce que l'accord donne à Google des droits exclusifs sur les œuvres numérisées, ce qui devrait limiter la concurrence par les prix [3] et empêcher l'entrée de nouveaux compétiteurs sur le marché de l'édition numérique. En bref, il donne raison à ceux qui craignent que Google établisse un monopole dans ce domaine. Du coup, les auteurs et les éditeurs américains qui avaient signé l'accord avec Google ont fait savoir qu'ils souhaitaient l'amender et ont demandé le report de l'audience de conciliation prévue le 7 octobre.  De retour à la table des négociations, ils vont devoir trouver un accord qui donne quelques garanties aux multiples parties prenantes qui ont donné de la voix au cours des derniers mois.

Marc Chevallier



23 Septe

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