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31/08/2009

HISTORIA NOSTRA

L'ambition effrénée de Charles Ier d'Anjou
Ecrit par Alix Ducret
21-07-2009
Charles Ier d'Anjou, comte de Provence, roi de Sicile et de Jérusalem (1227-1285).
Charles Ier d'Anjou, comte de Provence, roi de Sicile et de Jérusalem (1227-1285).
C'est grâce à son mariage avec Béatrice de Provence, que Charles d'Anjou, dixième fils de Louis VIII et de Blanche de Castille et frère cadet de saint Louis, devait acquérir la Provence. Après avoir accompagné son frère à la croisade d'Egypte, où il sera d'ailleurs fait prisonnier entre 1248 et 1250, il revint en Provence où il trouva les seigneurs révoltés, prêts à combattre pour leur indépendance. De fait, les Provençaux n'avaient nullement l'intention de se soumettre à l'autorité d'un Français avec risque, dans un avenir plus ou moins proche, de voir leur contrée intégrée purement et simplement au domaine royal et de voir leurs seigneuries reprises par des nobles étrangers. Cela avait été le sort -funeste- des seigneurs languedociens et toulousains qui avaient subi la conquête pure et simple des hommes du nord, l'excuse ayant été, à cette époque, la croisade contre les Albigeois. A la tête de la révolte provençale, les seigneurs des Baux crurent pouvoir profiter de la croisade en Terre sainte et d'une certaine faiblesse du pouvoir royal consécutive de cette expédition ; ils avaient oublier la solidarité familiale. Charles d'Anjou fit appel à son frère Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse : Arles (1251), Marseille (1252), Tarascon (1256), Apt (1258) allaient s'incliner. Mieux, les deux Français devaient détruire au fur et à mesure les consulats, les libertés municipales et placer à la tête de l'administration des officiers français ou angevins.
Dernière mise à jour : ( 21-07-2009 )

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Bonald ou l'idée de la société royale
Ecrit par Mathilde Dumas
09-07-2009
Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald(gravure ancienne).
Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald

Sans aucun doute, Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald, n'avait guère de sympathie pour la révolution. En fait, il semble qu'il ne la comprenait même pas.

Emigré en 1791, de retour en France sous le Directoire, il devint député sous la Restauration et fut nommé pair de France en 1823. Ses principaux ouvrages, "Théorie du pouvoir politique et religieux" et "La législation primitive considérée dans les premiers temps par les seules lumières de la raison", font état de sa vision du monde et de la société. De fait, Bonald attribuait à une révélation primitive l'origine du langage, des arts et de toutes les connaissances humaines. En politique, il affirmait que la société tenait son origine du pouvoir donné par Dieu au souverain et que cette société avait été façonnée par le monarque, qu'elle ne pouvait survivre qu'avec lui.

On comprend, dès lors, que le vicomte de Bonald ait considéré avec quelque réserve la période révolutionnaire. On comprend également qu'il ait été conforté dans ses idées après l'échec de la Révolution et même de l'accession au pouvoir de Napoléon, la France ne retrouvant son vrai visage, selon lui, qu'avec le retour des Bourbons.

Dernière mise à jour : ( 09-07-2009 )

Sévère Alexandre, "l'apôtre de la paix"
Ecrit par Alix Ducret
21-06-2009
Denier de Sévère Alexandre.
Denier de Sévère Alexandre.
Rome, certainement, ne méritait guère un tel empereur. Un empereur amoureux de la vertu ;  un empereur adepte des préceptes chrétiens tout en demeurant païen ; un empereur qui fera tout pour ne pas entrer en guerre.
Né en Phénicie, Sévère Alexandre sera adopté par son cousin Héliogabale et nommé César avant de lui succéder à l'âge de treize ans à peine, en 222 après J.-C.. Parfaitement éduqué par sa mère et sa grand-mère au point de devenir un modèle de vertu, le nouvel empereur n'était guère "taillé" pour la fonction. Sa trop grande bonté, son désir de ne pas provoquer le malheur étaient même en contradiction profonde avec le rôle impérial. Encore plus avec celui d'un souverain confronté à la poussée barbare aux frontières de l'Empire, avec celui d'un souverain confronté aux désirs d'indépendance ou de révolte des uns et des autres.
Encadré par des hommes énergiques, les jurisconsultes Paul et Ulpien, Sévère Alexandre devait tenter une politique de stabilisation de l'empire. Pour ce faire, Paul et Ulpien avaient dans l'idée d'écarter les militaires de la politique et de rendre au sénat la direction des affaires. La réaction des militaires ne se fera guère attendre et, en 228, Ulpien fut massacré, sous les yeux de l'empereur, lors d'une émeute prétorienne. De fait, Sévère Alexandre, véritable apôtre de la paix, se sera guère en faveur auprès des militaires.
Dernière mise à jour : ( 21-06-2009 )

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Law : le jeu de l'argent
Soumis par Emma Benedetti
19-06-2009
Portrait de John Law (1671-1729).
Portrait de John Law (1671-1729).
Fils d'un orfèvre écossais de renom, John Law était un joueur avant d'être un financier. A la tête, très jeune, d'une fortune considérable, il fréquenta les milieux de l'agiotage et du jeu londonien avant qu'un duel malheureux le contraigne à s'exiler sur le continent. Passant d'Italie en France en passant par l'Allemagne, Law se mit dès lors à étudier les différents systèmes bancaires avant de se convertir à l'usage du papier-monnaie.
Ayant échoué à convaincre du bien fondé de son système le gouvernement écossais, c'est à Paris qu'il devait finalement tenter son expérience. Recherché par les grands seigneurs en raison de sa réputation de joueur, il devint un intime du duc d'Orléans qui, en 1716, alors qu'il était devenu régent, l'autorisa à fonder une banque privée dont les billets devaient être admis par toutes les caisses privées. L'idée initiale de Law était une banque qui émettrait des billets dont la valeur serait représentée par des hypothèques sur propriétés privées. Pour établir la confiance, John Law promis alors de rembourser les billets de banque au cours originel, alors que la monnaie métallique variait constamment.
Dernière mise à jour : ( 19-06-2009 )

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Le pays des Magyars
Ecrit par Brune de Crespt
17-06-2009
La couronne de saint Etienne de Hongrie (dessin moderne).
La couronne de saint Etienne de Hongrie (dessin moderne).
Initialement occupé par les Gètes, le territoire de la Hongrie actuelle fut envahi par les Celtes au IIIe siècle avant J.-C., aux mains desquels il devait demeurer un peu plus de trois siècles. Au cours du Ier siècle après J.-C., en effet, les Daces et les Sarmates devaient repousser les Celtes et s'établir dans la partie orientale du pays pour les premiers et dans la partie occidentale pour les seconds. Les Romains, à leur tour attirés par cette contrée, allaient conquérir toute la rive gauche du Danube -on connaît l'importance des fleuves comme moyens de communication et comme canal économique-, qu'ils tentaient de contrôler et créer les provinces de Pannonie inférieure et supérieure puis, après la soumission des Daces, de la Dacie supérieure et inférieure (au tout début du IIe siècle après J.-C.). Cette dernière conquête ne durera guère et bien avant les grandes invasions la Dacie devait être évacuée.
Les grandes invasions, qui commencent au début du IVe siècle après J.-C. allaient voir défiler sur la Hongrie une succession de peuples : les Vandales et les Ostrogoths, d'origine germanique, seront repoussés par les Huns d'Attila. Ce dernier établira d'ailleurs sa résidence principale en Hongrie septentrionale. Après le repli des Huns, la Hongrie se verra disputée par les Ostrogoths, les Lombards, les Gépides puis les Avares qui, au cours du VIIe siècle, devaient s'établir sur tout le pays… jusqu'à la fin du VIIIe siècle où les Avares devaient finalement céder sous les coups conjugués de Charlemagne -qui créera une marche de Pannonie- et des Bulgares, qui s'empareront de la Transylvanie.
Dernière mise à jour : ( 17-06-2009 )

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Hastings : le sauveur de l'Inde britannique
Ecrit par Mathilde Dumas
16-06-2009
Portrait de Warren Hastings (1732-1818).
Portrait de Warren Hastings (1732-1818).
D'une ancienne famille tombée dans la pauvreté, Warren Hastings devait faire sa fortune et sa gloire dans les colonies. Entré en 1750 au service de la Compagnie des Indes, envoyé au Bengale sous l'autorité de Clive, il devait en être le gouverneur en 1772 avant de prendre le poste, de 1773 à 1785, de gouverneur général de l'Inde. Un poste qui fera de lui l'artisan majeur du redressement de l'Inde britannique.
De fait, lorsqu'il entre en fonction, Warren Hastings sait déjà tout des gaspillages, des concussions qui noyautent le pays. Il sait tout des manques à gagner aussi et sa première action sera de réformer le "diwani", c'est-à-dire l'administration de Finances, et de reprendre en main la perception de l'impôt. A la réforme de l'impôt, suivra rapidement celle de la justice civile avec l'installation d'une cour d'appel à Calcutta et la mise en place d'une véritable politique coloniale. Une colonisation qui sera troublée par les incursions françaises -dommage "colatéral" à la guerre d'Indépendance américaine- et par la résistance plus ou moins organisée de quelques seigneurs.
Dernière mise à jour : ( 16-06-2009 )

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Les Mayas : vie et mort d'une civilisation
Ecrit par Constance Cousin
15-06-2009
Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).
Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).
Parmi les civilisations précolombiennes, c'est-à-dire qui ont prospéré avant l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques, la civilisation maya est une des plus importantes. Importante du fait de l'étendue de son territoire qui couvrait le Guatemala actuel, le Honduras et une large partie du Mexique -Yucatan, Quintana Roo et Campèche ; mais aussi et surtout importante par les vestiges qu'elle a laissé.
Remontant au début de l'ère chrétienne, le berceau de cette civilisation se situe dans le Yucatan. Deux empires mayas vont se succéder : l'Ancien empire, qui s'étend de 300 à 900 environ, et le Nouvel empire qui connaîtra la fin de cette civilisation. Essentiellement tourné vers l'agriculture, plus précisément la culture du maïs, l'Ancien empire maya était un Etat sans véritable ville, la population se regroupant en petites communautés. Des sanctuaires existaient cependant, habités par les prêtres. C'est là que la population se retrouvaient, à des jours fixés grâce à un remarquable calendrier solaire, que ce soient pour des cérémonies religieuses ou pour des audiences de justice. Ces temples, des pyramides à degrés, comptent parmi les vestiges les plus remarquables de la civilisation maya comme la pyramide de Palenque, le temple d'Uxmal ou celui de Copan. Ils seront peu à peu abandonnés à la suite d'une révolte de la population contre le pouvoir sacerdotal. C'est alors que commence le Nouvel empire, qui sera largement dominé par les influences venues du Mexique central et de la civilisation toltèque de Tula plus précisément. Une capitale sera alors érigée : Chichen Itza.
Dernière mise à jour : ( 15-06-2009 )

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